La peur du cheval, cette émotion mal aimée

Nous n'en parlons pas ou très peu et pourtant elle est bien là, la Peur du Cheval, la peur du cavalier face au cheval. Parce qu'il est grand, rapide, costaud, parfois imprévisible.
 La peur, et en particulier la peur du cheval, la peur de tomber, de se faire mal, de perdre le contrôle, ... habite chacun d'entre nous au plus profond de nous-mêmes. Certains d'entre nous parviennent à la maîtriser de manière plus ou moins sereine, d'autres la refoulent tout au fond d'eux; d'autres encore méprisent ce sentiment de peur, le ressentant comme un aveu de faiblesse...

Si nous avons tous notre manière très personnelle de gérer notre peur, il est un fait qu'elle est bel et bien là, vivante dans notre corps... Et si nous pouvons feindre de ne rien ressentir vis-à-vis de nos semblables, le cheval, lui, ne s'en laisse pas moins compter puisqu'il est très réceptif et capte la moindre de nos émotions.

D'où vient la peur?

D'où vient la peur?
 Comprendre pourquoi et comment elle apparaît?

 

Emotion nécessaire à la survie, la peur devient parfois un obstacle lorsqu'elle est trop forte. Est-ce une appréhension due l'image que l'on s'est forgée au fil de notre existence au travers de lectures, de récits d'accidents, de ouï-dire? quelle représentation s'est-on faite du cheval? La peur est-elle la conséquence d'une mauvaise chute, d'une expérience personnelle douloureuse avec ou sans séquelles physiques?

 

Mais même sans séquelle physique, elle peut rester profondément présente dans l'esprit et le fait d'y penser, lorsque l'on s'y trouve confronté, fait redouter que le schéma se reproduise. Ou est-ce une peur occasionnée par le fait que l'on ne maîtrise pas les réactions de l'animal (il risque de s'emballer, de faire un écart, de nous faire mal, ...).

De la Peur - la Confiance : Le chemin pour apprivoiser ses peurs

C'est ce que nous vous proposons lors de nos séances individuelles dont le but est avant tout de chercher à établir un rapport harmonieux avec le cheval et de comprendre tout ce qui nous en empêche ( peurs, appréhensions, croyances, ...). Un monde sans peur n'existe pas. Elle a sa raison d'être, raison de plus pour l'explorer, la partager comme faisant partie de notre humanité la plus profonde.

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Commentaires: 6
  • #1

    billen carine (jeudi, 03 octobre 2013 10:25)

    Intéressant de rencontrer réellement nos peurs.
    Elles nous apprennent qui nous sommes, là, juste dans l'instant de la rencontre. Comment les reconnaître, les accueillir, les apprivoiser et vivre en leur compagnie? Tellement plus abordable en compagnie de nos Amis Chevaux que seul!
    Leur présence bienveillante, leur capacité d'écoute et leur don à se donner me portent à oser la rencontre...
    Rencontre à qui? Au cheval? à moi même? au monde environnant?
    La peur rencontrée "sagement" ouvre à plus de Vie.

    A découvrir, chaque fois différemment

  • #2

    TINTURIER Pascale (samedi, 14 juin 2014 21:36)

    Bonjour. C'est peut être vous qui pouvez enfin m'aider à surmonter ma peur et à retrouver la confiance en Tornado, mon poney D qui va avoir 7ans et dont je suis sa cavalière depuis 3 ans. Aprés une chute, j'ai eu l'impression d'être trahie et maintenant j'ai tjs peur qu'il me fasse du mal. Je sais que j'y mets trop d'affectif mais j'ai l'impression qu' il n'est pas heureux avec moi même si tout le monde me dit le contraire. J'ai maintenant la boule au ventre et mal au coeur qd je dois le monter et du coup, je ne monte presque plus. Pouvez vous m'aider.Tous les témoignages m'ont bcp touchés et vous aussi. A trés bientôt j'espère. Pascale

  • #3

    Anne Thiebauld (mardi, 17 juin 2014 16:48)

    Merci Pascale TINTURIER pour votre message.
    Il est clair que l'affectif "névrosé" càd négatif (mauvaise image de soi et de son cheval...) est un frein dans la véritable relation à l'autre, en l'occurence le cheval. Je vous rassure, vous n'êtes pas la seule à le vivre et nous avons tous nos difficultés d'ordre émotionnel avec nos chevaux et qui fait que nous projetons sur eux des tas de choses: sentiment de trahison, ou autre.
    Ce qui est important c'est de 1) voir ce qui nous appartient ( mon cheval me trahit, mon cheval me teste, ou il fait cela pour m'embêter...) de voir que ce sont NOS interprétations de la situation et non la réalité du cheval. 2) Ensuite reprendre ce qui nous appartient et ne plus (ou en tout cas essayer) le projeter sur le cheval. Cela demande une distance émotionnelle.
    Je vous encourage donc à imaginer que vous redécouvrez votre cheval/poney comme si c'était la première fois et que vous ne le connaissez pas du tout afin de garder un état émotionnel neutre.
    Ecoutez aussi vos besoins et vos limites, allez-y doucement. Pour le reste, vous pouvez toujours m'écrire un mail ou nous pouvons échanger par skype. Il y a tant de choses à dire!
    Bon courage!

  • #4

    morgane queste (samedi, 15 novembre 2014 12:01)

    bonjour, en regardant sur internet comment reprendre confiance a cheval je suis tomber sur votre site ,j'ai lu tout les témoignage et cela ma beaucoup toucher je me suis reconnut dans certain d'entre eux,alors voila , il y a 2 ans j'ai fait une très mauvais chute en cours de saut le début du cours était parfait j'avais un très bon cheval et au dernier tour que je devais faire, le cheval a pris peur d'un gros coup de vent , il sait emballer et je suis très mal tomber sur le bras gauche ,une très gros opération , depuis j'ai arrétée le cheval je me suis refait opérer l'année dernière et je me referais opérer en fin d'année pour enlever le matériel qu'il y a dans mon bras. entre temps je m'etais inscrit dans une école équestre pour en faire mon métier , je pensais pouvoir m'accrocher mais aprés une année la bas, j'ai arréter ,j'avais cette peur, cette craint qui ne partais pas qui étais la ,je n'arrivais plus a me controler , crise d'angoisse pleure a m'en rendre malade et a tomber dans les pomme comme si mon corps m'interdisait d'y retourner . il y a peu de temps j'ai retrouver une amie qui a des chevaux et qui me parlait de la joie dans avoir un a soi, le travaille et le lien qu'on établie qui n'avait rien avoir avec un cheval de club . j'y est donc penser très souvent sa a commencer par jeter un coup d'oeil au annonce sur le bon coin, regarder le prix du matériels ,et regarder les grands classique des films de chevaux , et de la j'ai eu mon premier cheval il y a 1 mois je les essayé et cela s'est bien passer malgés la boule dans mon ventre qui était la , le problème sait que j'ai peur de remonter. a chaque geste qu'il fait un peut trop brusque la boule deviens plus forte je n'est pas du tout confiance et avant je n'avais pas peur a pied et cette peur je ne veux pas quelle s'installe ,mon cheval ressent ma peur et ma craite et il devient agiter ou nerveux , en plus s'est un jeune cheval de 5 ans avec une point de domination donc il teste souvent je le remet a sa place mais il doit sentir que je ne suis pas sur de moi et que j'ai peur de ne pas savoir le maitriser. merci d'avance de lire ma lettre je n'ai pas trop l'habitude de faire se genre de chose mais je me suis dit que vous pourriez m'aider car j'ai vu que vous faisiez des stages de remise en confiance, cela m'interresse je suis de la région rhone alpes . cordialement morgane

  • #5

    francoise (lundi, 01 mai 2017 20:22)

    Bonjour, j'ai 65 ans j'ai débuté l´équitation à 49 ans. j'ai eu un premier cheval, un coup de coeur, qui m'a tout appris enfin presque.. mais tout en matiere de confiance... C'était un cheval de 15 ans qui avait fait de tout, spectacles avec un dressage "à la dure" j'aime à croire que je lui ai offert en échange de ce qu'il m'a apporté une belle fin de vie...j'ai fait de tout: ballades en foret, au bord de mer, baignades,, défilés(je vis en espagne), dressage petits concours classiques...
    Il m'a quitté il y a 5 ans et j'ai choisi un autre cheval jeune, grand (1m72 au garrot), fort, magnifique, noble avec du caractère, pensant "celui ci cela sera encore mieux je serai son unique propriétaire nous allons grandir ensemble...
    J'ai pris un professeur/dresseur... le cheval bien qu'ayant 4 ans n'avait pas été m is sous la selle, échec total conflit avec le cheval... un autre : cheval remis en place mais sous pression comme "comprimé" et moi la peur s¡est installée... j'avais l'impression d'avoir une "cocotte minute prête à exploser " entre les jambes! rechangement de dresseur ... une dresseuse cette fois résultat plus que probant avec Arun et début de travail et de relation , il réagit très avec elle, Nous penchons vers le dressage haute école... Mais voilà... pour moi ma peur est toujours à... je ne le lui fait pas confiance et j'ai la sensation de ne pas être physiquement à la hauteur...galoper est un vrai challenge pour moi ! c'est un résumé mais cela dure depuis 5 ans ...maintenant...
    j'aimerai tant l'emmener en ballade... un rêve fou!

  • #6

    Anne Thiebauld (mercredi, 10 mai 2017 16:41)

    Pourquoi ce changement brutal ? cette perte de confiance ?
    Qu’est-ce qui fait que dans une situation A avec un cheval A qui nous apprend tout ou presque, la confiance est là et avec elle un sentiment d’harmonie et de plaisirs. On entreprend beaucoup de choses, la confiance est dans le mouvement.

    Puis lorsque les circonstances de la vie changent et nous amènent une autre cheval – situation B : c’est bien souvent la chute tant morale que physique, la désillusion, le désenchantement !

    Pourquoi ?

    Que s’est-il passé pour avoir une rupture d’équilibre, une perte de confiance en ses propres capacités alors que tout allait si bien avec le cheval A ? Qu’avons-nous ignoré, pas écouté, ou suffisamment respecté ? quel aspect de nous (un besoin, une émotion, une conscience…) n’a-t-il pas été entendu ?

    Chaque cheval amène une nouvelle relation et tout est à reprendre depuis la base.
    La confiance que nous avons acquise avec un précédent cheval est un excellent ancrage mais souvent nous nous jetons corps et âme dans une nouvelle relation en supposant que cela ira bien, comme précédemment. Nous manquons de vigilance. A cela se produit souvent un phénomène de projection inconscient couplé à un désir qui vient de l’égo (ceci dit sans aucune critique par rapport à l’égo qui nous est utile à bien des égards !) Or l’ego non relié au cœur peut nous mettre des situations difficiles parfois même catastrophiques.

    Un nouveau cheval, c’est une nouvelle terre à conquérir, à comprendre, à sentir, un nouveau lien à développer. Je pense que la plupart des difficultés relationnelles viennent d’un manque de vigilance par rapport à nos propres besoins, compétences et une non écoute aux signaux intérieurs que notre corps nous envoie.

    De fait, le sentiment de peur s’installe quand on n’a pas écouté nos propres signaux. Les signaux sont d’ordre physique – émotionnel ou mental. A titre d’exemple, le rythme cardiaque qui s’accélère, à cheval ou en présence d’un cheval : le corps envoie à mon esprit : je ne suis pas prêt ou il y a un danger à exécuter ceci, c’est trop tôt, j’ai besoin de plus de temps, etc.

    Notre corps, comme le cheval, sait que nous allons nous mettre dans une situation inconfortable, voir de danger, périlleuse ou risquée pour notre intégrité physique et mentale.

    Le signal peut aussi revêtir la forme d’une émotion désagréable qui porte en elle un message, prévient de ralentir, de faire une pause, … ou encore une pensée reliée notre intuition qui nous suggère de mieux comprendre le cheval, de passer plus de temps avec lui avant de le monter, de connaître son passé, etc.

    La plupart du temps nous rejetons ces signaux pour maintes raisons ( nous n’avons pas le temps, ce n’est pas le moment, …). Or ce sont des signaux envoyés par notre intuition, notre propre sagesse intérieure.

    La question à se poser:
    Qu’est-ce que cette peur vient me dire ?
    De quoi ai-je besoin pour retrouver une sécurité et une paix à l’intérieur ? pour moi-même et avec mon cheval ?

    Si nous nous posons un instant, nous savons très bien de quoi nous avons besoin pour être en confiance et vivre une paix intérieure. Il peut s’agir d’un détail ignoré comme d’un besoin important. Le sentiment de peur que l’on peut ressentir à cheval nous montre qu’il y a une étape que nous avons sous-estimée. Cette étape est propre à chacun de nous et nous seuls en avons la clé.